Reims, les 23 et 24 juin 2026 — La cité des sacres accueillera, le mardi 23 et le mercredi 24 juin prochains, la 35e édition du Congrès du coTer numérique, devenu en quelques années l’un des rendez-vous majeurs de la transformation numérique du sechttps://coter-numerique.org/congres-2026/index.htmlteur public local. Après avoir réuni plus de 1 300 participants en 2025, l’association des décideurs IT des collectivités place son cru 2026 sous un intitulé qui résume à lui seul les inquiétudes du moment : « Les collectivités territoriales face aux défis de la souveraineté numérique ».
Le thème n’a rien d’incantatoire. À l’heure où la dépendance des administrations à un nombre restreint de fournisseurs étrangers se confirme, où les attaques contre les mairies, hôpitaux et conseils départementaux se multiplient, et où la directive européenne NIS2 vient durcir les obligations de cybersécurité, la souveraineté numérique a quitté le terrain du débat théorique pour s’imposer comme une exigence opérationnelle. Les directions des systèmes d’information des collectivités, en première ligne, doivent désormais conjuguer continuité du service public, conformité réglementaire et maîtrise budgétaire dans un environnement technologique en perpétuelle accélération.
Pendant deux jours, plus de 120 ateliers, plénières et tables rondes structureront les échanges autour de quatre axes désormais incontournables : intelligence artificielle, innovation publique, cybersécurité et autonomie stratégique des territoires. Les participants pourront y confronter leurs stratégies cloud, débattre de la gouvernance de la donnée, comparer les architectures techniques retenues et partager leurs premiers retours sur le déploiement de l’IA dans les services publics locaux.
La singularité de l’événement tient toutefois moins à son volume qu’à sa philosophie. Ici, les DSI parlent aux DSI. Loin des seuls plateaux commerciaux qui rythment habituellement les salons professionnels, le congrès revendique une logique de pair-à-pair, où décideurs territoriaux échangent sans filtre sur leurs arbitrages, leurs contraintes budgétaires, leurs réussites et — plus rare dans le secteur — leurs échecs. Une mutualisation concrète qui se prolonge dans les allées et autour de la soirée de gala, traditionnel temps fort du congrès.
L’édition rémoise réunira, comme à l’accoutumée, un large écosystème de partenaires, des grands éditeurs aux jeunes pousses, en passant par les TPE de la filière numérique publique. Les inscriptions, réservées aux collectivités, sont d’ores et déjà ouvertes sur le site de l’association.
Au-delà du programme, c’est bien un moment d’alignement stratégique qui se prépare en Champagne : celui où les territoires, longtemps cantonnés au rôle d’utilisateurs, entendent désormais peser sur les choix technologiques qui conditionneront, demain, la résilience de leurs services aux citoyens.
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Note du PdS : Affiché en bandeau du congrès rémois, le mot d’ordre « Les collectivités territoriales face aux défis de la souveraineté numérique » entre en tension frontale avec la composition du tour de table sponsorisé. Parmi les partenaires Platinum et Gold, ceux qui jouissent de la visibilité la plus forte auprès des DSI territoriaux, figurent en effet la plupart des fournisseurs américains régulièrement cités dans les rapports parlementaires comme des points de dépendance critiques : Microsoft, Google, Apple, Cisco, Dell, HP, Palo Alto Networks, Fortinet, Nutanix, Netskope, SentinelOne, Tanium ou encore Proofpoint. Le rang « Partenaires » prolonge la liste avec Salesforce, ServiceNow, NetApp, Veeam, SailPoint, DataCore et Tibco, soit l’essentiel de la pile logicielle qu’invoquent précisément les débats sur l’extraterritorialité du droit américain et l’application du Cloud Act.




