L’aventure commence en 1915 avec Marcel Bloch, futur Marcel Dassault, pionnier de l’aviation française.
Déporté à Buchenwald pour avoir refusé toute collaboration en 1940, il renait à la Libération sous le nom Dassault ; celui utilisé par son frère Paul, héros de la Résistance. En 1986, lorsqu’il disparaît, il laisse derrière lui un empire aéronautique.
Dans les années 1960, Marcel Dassault lance le Mirage IV, premier vecteur de la dissuasion nucléaire française : un symbole de souveraineté recouvrée.

Son fils Serge Dassault, qui prend la tête du groupe en 1986, laisse à son tour une empreinte décisive : le Rafale. Jugé “trop cher, trop complexe, trop français” à sa présentation en 1985, il faudra sa ténacité pour maintenir un programme devenu aujourd’hui la référence mondiale.
De la traversée du désert… au succès international
Entre 2004 et 2015 : presque aucun contrat export, le doute s’installe. Puis la bascule : Égypte, Qatar, Inde… Aujourd’hui, plus de 300 Rafale vendus à l’étranger, un carnet de commandes supérieur à 48 Md€, et près de 15 000 emplois directs, sans compter les milliers d’emplois dans les PME françaises associées au programme.
Dassault Aviation reste le dernier avionneur mondial encore contrôlé par la famille du fondateur. Il conçoit et fabrique :
- le Rafale (Air & Marine),
- des avions de surveillance et de patrouille maritime (Falcon 50M Triton, futur Albatros),
- les Falcon, référence mondiale de l’aviation d’affaires.
Une direction incarnée
Depuis 2013, Éric Trappier dirige le groupe et a traversé la “vallée de la mort” industrielle. Dix ans plus tard, Dassault est redevenu un pilier stratégique national, soutenu par une gouvernance stable et engagée autour de Loïk Segalen, Carlos Brana, Jean-Marie Albertini, Pascale Lohat, et Rémi Clamens, Directeur Technique & Innovation, qui pilote les programmes d’avenir.
La famille Dassault reste étroitement impliquée et actionnaire du groupe.
Une alliance stratégique avec les forces françaises
Dassault Aviation n’est pas seulement lié à l’Armée de l’Air et de l’Espace, mais aussi à la Marine nationale :
- supériorité aéronavale,
- autonomie du groupe aéronaval,
- continuité de la dissuasion en mer.
Le Rafale Marine incarne cette symbiose entre industrie, armée et stratégie nationale.

Chiffres clés :
- 6,23 Md€ de CA (2024),
- 10 000+ avions produits depuis 1945,
- 507 Rafale commandés (dont 273 à l’export),
- 90 pays utilisateurs d’avions Dassault.
Et demain ?
Dassault prépare :
- Le Rafale F5 et son drone de combat furtif,
- Le New Generation Fighter (SCAF), programme franco-allemand relancé fin 2025,
- Le Falcon 10X, futur fleuron mondial de l’aviation d’affaires,
- Et Vortex, projet d’avion spatial dévoilé en 2025.





