Saint-Malo a été détruite à plus de 80 % en août 1944. Elle a pourtant été rebâtie pierre à pierre, à l’identique, parce que la volonté, la compétence et la mémoire avaient survécu aux murs. C’est la plus juste des métaphores pour ce que nous voulons défendre : le vrai actif critique d’une nation, ce ne sont pas ses ouvrages, mais son savoir-faire et sa capacité de décision. C’est dans cette ville, face aux remparts Vauban et au Fort national, que Souveraine Tech tiendra le vendredi 18 septembre 2026, au Palais du Grand Large, la 4e édition de son colloque national : « Résilience des infrastructures et technologies critiques ».
Alimentation, énergie, eau, santé, transports, télécoms, data centers, finance, chaînes d’approvisionnement : nos sociétés reposent sur des systèmes dont nous ne mesurons la criticité qu’au moment où ils cèdent. Guerres hybrides, cyberattaques, sabotages, ruptures logistiques : les chocs ne préviennent plus. La question n’est donc plus seulement de savoir si nous sommes dépendants, mais de déterminer ce qui nous permettra de continuer à fonctionner, à décider et à nous rétablir quand tout vacille.
Le 4ᵉ colloque entend poser, à sa mesure, les fondations d’une doctrine française de résilience critique. Une journée durant, militaires, industriels stratégiques, opérateurs d’infrastructures vitales, fondateurs de deeptech, juristes, décideurs publics et experts du risque confrontent leurs analyses au fil d’interventions courtes et incarnées, conférences ou tables rondes, avec une exigence simple : repartir avec des leviers concrets plutôt qu’avec des constats.
L’invité d’honneur de cette édition est le colonel (er) Peer de Jong. Ancien colonel des troupes de marine, docteur en science politique, breveté de l’École de Guerre et diplômé de l’ESSEC, il fut aide de camp des présidents François Mitterrand et Jacques Chirac avant de commander le 3e régiment d’infanterie de marine de Vannes. Cofondateur de l’institut Themiis, professeur à l’École de guerre économique et à l’Institut catholique de Paris, ce Breton de cœur (sa mère était de Landerneau et c’est à lui que le 3 doit l’usage du Gwenn Ha Du et de la cornemuse) apportera un regard unique sur la décision, le commandement et la tenue dans la durée, au plus haut niveau de l’État.
Inscription en ligne (obligatoire).
